L’étude Strategy One / Opinion Way évoque la réduction des dépenses, le recentrage sur des valeurs plus essentielles et la prise de décision tardive (incertitude et/ou profiter des bonnes affaires).
Pour le cabinet Protourisme, les tendances fortes de cette année témoignent d’un fractionnement accru des séjours, d’une recherche d’offres complètes adaptées à chaque membre de la famille, de la volonté de se ressourcer en famille et d’une exigence de qualité des prestations. Mais aussi, nous observons une tendance au retour à un séjour principal, plus long (plus économique ?).
Pour Ana Bauer, consultante, dans son étude récente sur l’impact de la crise sur les comportements touristiques, les vacances sont vécues comme une composante essentielle du bonheur, un facteur d’équilibre et d’épanouissement personnel, un moment où on s’exprime pleinement, où on explore d’autres facettes du soi.
Mais c’est aussi un élément important de l’identité sociale avec des expériences gratifiantes à partager et bien sûr, un temps essentiel pour la cohésion familiale.
Données d'intelligence économique
Le marketing du tourisme, des marques comme des territoires, ne peut tendre à l'efficacité que par son questionnement permanent.
Introduction
Les tendances de fond toujours actives
- Des individus qui se connaissent mieux, qui sont à l’écoute de leurs envies, de leurs besoins, de leurs rythmes…
- Un développement du sur mesure :
- Une attente de mieux en mieux comprise par la restauration collective (buffets, choix à l’assiette, menus pour tous les goûts…)
- Dans la consommation Alimentaire Hors Domicile, cette dernière progresse de 4% en 2008 quand la restauration traditionnelle perd 2,75%
- Un besoin de sortir des sentiers battus, d’affirmer son originalité, de se distinguer et donc pour "le producteur" se défier des offres trop standardisées, trop lisses, trop ternes, mieux vaut veiller à apporter des aspérités, à répondre à des personnalités plus multi-facettes et moins prévisibles.
- Un même individu peut, selon le contexte, dormir dans un palace ou pratiquer le camping… Ce sont les nouveaux "Zappeurs Produits" après les "Zappeurs Destinations".
- Le plaisir, comme une attente de base, sur laquelle on n’accepte plus de transiger : Refus du laid, du triste, du terne
- Le désir de s’imprégner de la vie locale, de sa culture, de son patrimoine. Connaître les gens qui y vivent et goûter ce qu’ils produisent.
- La recherche accrue d’un vrai rapport Qualité-Prix et pas seulement le Prix hors contexte d’une bonne prestation.
- Comment parler de saisonnalité dans un contexte marqué en son temps par l’apport de la RTT, une économie de plus en plus basée sur les services, un changement profond du profi l de la famille, l’évolution des moyens de transport (TGV), le développement des compagnies aériennes "low cost", les facilités d’accès au meilleur prix à n’importe quelle période de l’année ou encore les changements de comportements des voyageurs plus enclins à partir plus souvent, moins loin et moins longtemps ? La distance, en soi, n’est plus un frein, le prix, la dernière minute, le "break" familial ou entre amis, la recherche de dépaysement ont depuis la fi n des années 90 contribué au développement des courts séjours au printemps et en automne.
- Impact du développement des courts séjours :
- Réduction de la "haute saison" touristique [couples sans enfant, jeunes retraités choisissent le calme, la douceur du climat et les prix proposés au printemps et à l’automne].
- La distance a perdu son sens premier : aujourd’hui, il peut être plus facile (et moins cher) pour un londonien de passer un week-end dans le Languedoc que pour bon nombre de Français…
- Du point de vue des dépenses, plusieurs études d’Atout France ont clairement démontré que plus le séjour est court, plus les dépenses des vacanciers sont importantes. La notion de plaisir est prioritaire et peut prendre le pas sur la contrainte budgétaire.
- Depuis les années 2000, la part des nuitées réalisées au printemps a augmenté de près de 20% (environ 6 millions de nuitées par an) et de 4% en automne (5 millions de nuitées par an). L’évolution de la fréquentation estivale a quant à elle augmenté de 1 à 2% depuis les années 2000 (mais représente tout de même 58% des nuitées réalisées dans l’Hérault).
Implications durables de la crise pour le tourisme
- Dans le rapport des individus à la consommation, où on trouve des signaux antérieurs à la crise (mais trop longtemps ignorés) d'une mutation à l’oeuvre avec des signes d’essouffl ement et de frustration à l’égard du modèle de consommation dominant - course à l’innovation perpétuelle, complexifi cation sans fi n des offres, standardisation, déshumanisation des offres, course au toujours plus…
- Dans des comportements d’ajustement déjà ancrés, du fait de l’augmentation du coût de la vie, comme des habitudes d’arbitrage, de choix, qui ont eu le temps de s’installer.
- Dans l’émergence de spirales vertueuses entre les intérêts individuels et les intérêts collectifs (bon pour le porte monnaie, bon pour l’environnement qui donne une valorisation sociale gratifi ante, qui encourage à poursuivre…).
- Dans une recherche nouvelle de repères, d’ancrages, de points d’appui et un regain d’attrait pour le local, l’artisanal, moins 'marchand', plus humain, plus proche; et le goût du passé, de la culture, de l’histoire qui nous relient.
- Dans l’augmentation du prix des produits alimentaires et de l’énergie, déclics d’une nouvelle sensibilité à la consommation, au gaspillage à l’origine d’une spirale vertueuse (bénéfi ces pour soi et pour l’environnement) avec à la clé une découverte des bénéfi ces du 'consommer moins', à l’origine du 'consommer mieux'.
- Dans les notions de plaisir et santé qui incitent à marcher, faire du vélo à la place de prendre sa voiture.
- Dans l’écologie, vécue comme une nouvelle norme et une nouvelle morale qui génère un nouveau critère de jugement des comportements et d’évaluation des offres. Sont réunies les conditions pour favoriser l’émergence de produits répondant aux exigences du Tourisme durable/solidaire/écologique…
- On assiste à l’évidence à un durcissement des conditions d’exercice tant les concurrences inter-secteurs et intrasecteurs sont accrues, tant s’exerce une pression forte sur les prix, tant s’accroît l’imprévisibilité.
Stratégie d'adaptation des consommateurs
- Une révision des destinations avec une progression des vacances de proximité. Mais attention, il semble qu’on assiste à une diminution des courts séjours au profit de séjours plus longs pour amortir les frais de déplacement et profiter d’offres plus intéressantes.
- Un plus grand contrôle des dépenses associé à une diminution prévisible du nombre de départs dans l’année et à une baisse de certains postes comme la restauration, les dépenses annexes (souvenirs, achats divers).
- Une gamme élargie - voir le succès de l’hôtellerie de plein air et son corollaire de ventes de tentes – avec cette remarque toutefois, une semaine en bungalow (camping 4*) coûte plus cher qu’une semaine en résidence, meublé ou gîte. Le choix se fait alors moins pour des raisons économiques mais surtout pour des raisons d’équipement adaptés aux familles et de sécurité.
- Le développement des voyages à forfait, plus sécurisants en matière de maîtrise des budgets (All inclusive).
- On achète ‘intelligent’ par une révision des modalités d’achat :
- On compare les prix, on marchande (selon Protourisme, 40% des internautes utilisent un comparateur de prix pour ses vacances).
- On tente de supprimer les intermédiaires : 60% des français sont convaincus de pouvoir faire des économies en passant par des locations directes (source IPSOS).
- On recherche la bonne affaire en ligne : + 18% d’achats en ligne en 2008 par rapport à 2007 (source baromètre Opodo).
- On pratique le ‘Early booking’ à prix préférentiel et parallèlement le Last Minute progresse (un vrai
comportement d’achat pour certains, une impossibilité de faire autrement pour les autres). - On part à plusieurs pour faire des économies d’échelle.
- On recherche des offres non marchandes (voir le développement de l’échange de maisons, du logement dans la famille ou les amis).
En résumé : plaisir et désirabilité, les deux leviers qui doivent guider nos actions
Premières tendances 2009 pour l’Hérault
- Légère baisse des courts séjours en avant saison et une modification des comportements des vacanciers en été.
- Les clientèles étrangères (surtout britanniques) choisissent leur propre pays comme destination de vacances (redécouverte de leur pays et maîtrise des coûts). Cette baisse de la fréquentation étrangère est plus ou moins compensée par une augmentation des clientèles françaises qui pour les mêmes raisons privilégient des séjours dans l’hexagone.
- La crise économique impacte également sur le rallongement des séjours : on part moins souvent mais parfois plus longtemps pour économiser sur les frais de déplacement et profiter des offres « anti- crise » mises en place par bon nombre de professionnels (offres promotionnelles allant de -30 à -40%, voire une semaine offerte pour une achetée en plein été).
- L’écologie et le tourisme : au delà des considérations économiques, profiter de séjours plus longs minimise les coûts de transport et l’usage de la voiture et confortent les vacanciers dans leurs convictions écologiques…
- Les données provisoires relatives au budget vacances des touristes en séjour en Hérault indiquent une réduction du budget moyen, qui s’élève pour l’été 2009 à 1156 € pour un séjour de 14 jours, pour 2,5 personnes en moyenne. Toutefois, les hébergements et prestataires de loisirs ont bénéficié d’une activité en progression, l’arbitrage au niveau des dépenses sur le lieu de séjour ayant impacté prioritairement sur les transports et l’activité des bars et restaurants.
- Plus de camping, moins de visites au café ou au restaurant, réservations de dernière minute, recherche d’animations gratuites…
Agenda
- 23mai
- 01jun
- 30jun
- 09sep
- 16sep

Les clientèles de proximité, sont-elles une cible prioritaire pour vous ?résultats des anciens sondages













